On désigne, par couche d'usure , les procédés constitués d'un mélange granulats durcisseurs, de ciment, d'additifs ou d'adjuvants destinés à être incorporés au béton frais de façon à lui conférer certaines propriétés de resistance, mécanique, d'esthétique ou de planéité. La couche d’usure incorporée est un élément constitutif du dallage puisque l’on utilise le terme de dallage monolithique.
La mise en oeuvre des couches d'usures s'effectue selon plusieurs techniques :
- Mise en oeuvre par épandage mécanique (spreader) ou par épandage manuel :
Par épandage mécanique le durcisseur de surface est répandu sur le béton par le spreader. L’épandage mécanique ne nécessite qu’une seule passe.
En saupoudrage manuel le durcisseur de surface doit être étendu de manière homogène sur le béton. Pour optimiser le résultat, le saupoudrage manuel doit se faire en 2 passes. Dès que le durcisseur de surface a absorbé l’humidité du béton, la surface doit être talochée à l’aide d’une truelle manuelle pour les angles et bordures puis avec une truelle mécanique pour la surface principale. Une surface lisse est obtenue par l’utilisation d’une truelle mécanique équipée de ses pales de finition.
- Mise en œuvre par chape incorporée (ou coulis frais sur frais) :
Le durcisseur de surface est mélangé dans un mélangeur à axe vertical (malaxeur) jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène de bonne plasticité appelée "coulis". Le coulis est étalé sur le béton taloché encore frais, puis est dressé entre des réglets correspondant à l’épaisseur souhaitée. La surface doit être talochée à l’aide d’une truelle manuelle pour les angles et bordures puis avec une truelle mécanique pour la surface principale. Une surface lisse est obtenue par l’utilisation d’une truelle mécanique équipée de ses pales de finition.



